Samedi 15 novembre 6 15 /11 /Nov 21:45

jeudi 15 mai 2008

Mostefa, mon Ami...

C'était durant les premières années de la Révolution que Mustapha SERIDI -Mostefa- faisait son service militaire à MILIANA. Excellent footballeur, nous devinmes amis jouant tous les deux au SCMiliana. Révolutionnaire dans l'âme, ce guelmi de naissance, hissa même un jour le drapeau algérien au sein de la caserne de Miliana et naturellement rejoignit le maquis pour le combat libérateur. Il tomba les armes à la main et allongea la liste de nos valeureux Chouhada.

En échange de souvenirs, il me laissa sa photo que je fis agrandir et que je garde précieusement. Une très belle photo en tenue militaire. Post-indépendance, je fis tout mon possible pour retrouver sa famille à GUELMA pour, au moins, lui offrir l'un de ses derniers portraits. Peine perdue...

En mars 1982, à l'occasion des vacances scolaires, en compagnie de mon épouse et de deux de nos enfants, Mohammed-Ali et Mérouane, encore en bas âge, nous fimes un voyage en Tunisie. On voyageait alors aussi pour faire quelques achats, les restrictions locales nous privant de pas mal d'articles et denrées. Les Algériens se retrouvaient donc en grand nombre dans les super-marchés et autres magasins tunisiens.

Faisant une réflexion sur "les prix qui sont aussi élevés que chez nous", un couple voisin , des Algériens, se mêla à notre conversation et la sympathie aidant, nous continuames ensemble une balade à pied dans Tunis.

- D'où êtes-vous?
- De Miliana.
- Et vous?
- De Guelma.

Dieu m'avait donc mis en présence de guelmis susceptibles de me renseigner sur la famille de mon ami Mustapha.

Et je formulais aussitôt ma question ainsi: "ça tombe bien que vous soyez de Guelma parce que ça fait des années que je cherche, sans succès, à retrouver la famille d'un ami devenu mon frère, tombé au champ d'honneur et je dispose de l'une de ses dernières photos que je voudrais remettre aux siens. Il s'appelait Mustapha SERIDI.

- Ah! Mostefa, c'est mon frère" me dit la dame en se jetant à mon cou!
- Oui, c'est son frère et mon cousin! renchérit le mari.

Et nous passames ensemble tout le reste de notre séjour à Tunis pour n'évoquer que les souvenirs sur Mostefa emporté par le combat libérateur.

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Samedi 15 novembre 6 15 /11 /Nov 21:42

mercredi 7 mai 2008

Oreille doseuse...

Au début de la deuxième moitié des années 40, alors que j'étais en études au collège de MILIANA, il m'est arrivé durant mes vacances à LAGHOUAT,de rendre visite à mes grands parents qui résidaient à KSAR EL HIRANE, une trentaine de kilomètres plus au sud.

A KSAR EL HIRANE, mes oncles travaillaient la terre dont ils tiraient leur subsistance, légumes, céréales et fruits: pastèques et melons.Pour l'irrigation, ils tiraient l'eau du puits à l'aide d'une outre - Deloue - qui déversait son contenu dans un bassin surélevé qui donnait sur diverses rigoles allant dans diverses directions amener l'eau aux plants et plantes.

Mes oncles, Laïd, Ferhat et Haoua, sous l'autorité de leur ainé - Laïd - rejoignaient donc tous les matins, sauf le vendredi, la propriété agricole pour n'en revenir que le soir, l'âne chargé d'herbes pour les chèvres domestiques et de la récolte journalière en fruits et légumes pour la consommation de la maisonnée qui comprenait: mes grands parents, mes quatre oncles dont l'oisif Benayach, leurs épouses, mes deux tantes Rebaiha et Khedidja et aussi quelques cousins.

Un tour de rôle faisait que les épouses et mes tantes se levaient à l'aube pour préparer le café, pétrir et cuire le pain -matloue ou galette de blé.

Et j'accompagnais mes oncles vers leurs tâches munis de l' invariable repas de midi: une matloua pour chacun et un récipient rempli de petit lait - Chnine - pour nous tous, plus trois dattes pour chacun.

A midi, nous nous mettions en rond autour du pôt de petit lait, notre matloua en main. Le pôt tournait et chacun en prenait une gorgée, aspirée fort bruyamment, avant de le passer au suivant. Moi, "venant du collège où l'on apprend les bonnes manières", ma gorgée était silencieuse...

Pas longtemps ! "Hé, toi, fais-nous entendre ce que tu avales!"
me lança mon oncle, responsable de l'équité restauratrice.

Je compris alors le pourquoi de cet ordre impératif !

C'était la manière, le bruit d'aspiration aidant, de doser la gorgée de petit lait afin que personne ne boive plus que l'autre....

Je venais de découvrir l'Oreille doseuse...




le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas

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Samedi 15 novembre 6 15 /11 /Nov 21:39

mercredi 7 mai 2008

Oreille doseuse...

Au début de la deuxième moitié des années 40, alors que j'étais en études au collège de MILIANA, il m'est arrivé durant mes vacances à LAGHOUAT,de rendre visite à mes grands parents qui résidaient à KSAR EL HIRANE, une trentaine de kilomètres plus au sud.

A KSAR EL HIRANE, mes oncles travaillaient la terre dont ils tiraient leur subsistance, légumes, céréales et fruits: pastèques et melons.Pour l'irrigation, ils tiraient l'eau du puits à l'aide d'une outre - Deloue - qui déversait son contenu dans un bassin surélevé qui donnait sur diverses rigoles allant dans diverses directions amener l'eau aux plants et plantes.

Mes oncles, Laïd, Ferhat et Haoua, sous l'autorité de leur ainé - Laïd - rejoignaient donc tous les matins, sauf le vendredi, la propriété agricole pour n'en revenir que le soir, l'âne chargé d'herbes pour les chèvres domestiques et de la récolte journalière en fruits et légumes pour la consommation de la maisonnée qui comprenait: mes grands parents, mes quatre oncles dont l'oisif Benayach, leurs épouses, mes deux tantes Rebaiha et Khedidja et aussi quelques cousins.

Un tour de rôle faisait que les épouses et mes tantes se levaient à l'aube pour préparer le café, pétrir et cuire le pain -matloue ou galette de blé.

Et j'accompagnais mes oncles vers leurs tâches munis de l' invariable repas de midi: une matloua pour chacun et un récipient rempli de petit lait - Chnine - pour nous tous, plus trois dattes pour chacun.

A midi, nous nous mettions en rond autour du pôt de petit lait, notre matloua en main. Le pôt tournait et chacun en prenait une gorgée, aspirée fort bruyamment, avant de le passer au suivant. Moi, "venant du collège où l'on apprend les bonnes manières", ma gorgée était silencieuse...

Pas longtemps ! "Hé, toi, fais-nous entendre ce que tu avales!"
me lança mon oncle, responsable de l'équité restauratrice.

Je compris alors le pourquoi de cet ordre impératif !

C'était la manière, le bruit d'aspiration aidant, de doser la gorgée de petit lait afin que personne ne boive plus que l'autre....

Je venais de découvrir l'Oreille doseuse...




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Samedi 15 novembre 6 15 /11 /Nov 21:37

dimanche 27 avril 2008

GAMR ELLEIL

Si Laghouat te manque et si elle t'était contée, alors que ces mots de 'Abdallah Ben Kerriou te consolent !

" Gamr elleil khouatri tetouannas bih, fih awssaf yardhahoum bali..."

Je me sens réconforté en compagnie de l'Astre de la nuit, je retrouve en elle certains traits qui satisfont mon esprit. O Chers compagnons, j'ai une amie qui lui ressemble. Le plaisir que j'ai à la contempler rend douces mes veillées. Je passe des nuits entières à suivre ses positions dans le ciel et ne m'en sépare qu'au dernier appel à la prière de l'aube. Je crains que quelque nuage le voile; mon âme se trouble lorsque sa clarté disparaît."


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Samedi 15 novembre 6 15 /11 /Nov 21:36

samedi 26 avril 2008

LAGHOUAT, ma Ville natale

On ne peut parler de la ville de Laghouat sans évoquer le nom de son poète, Abdallah Ben Kerriou, tant les deux sont profondément liés. Les Laghouatis aiment à répéter ces vers de leur poète-culte. A un passant curieux de ses origines, Abdallah Ben Kerriou répondit par ces vers extraits du poème intitulé A Fl-Goléa, ville du Sud où il fut exilé à quatre cents kilomètres de Laghouat.«Je suis de Laghouat, non d'ici, lui dis-je. Par ta question tu m'as remué et ranimé mes maux. Il y a deux Laghouat à notre connaissance me fit-il observer. la vraie Laghouat et Laghouat du mont Ksaâl. C'est de Laghouat qui par sa position est à l'est de nous; Laghouat dont les habitants sont réputés pour leur dignité et leur élégance. Nous ne supportons aucune humiliation pour ceux qui vivent parmi nous. Nous préférons la mort au déshonneur et méprisons la richesse. Nos exploits, tu dois le savoir sont connus dans toutes les cités et des héros reconnaissent notre vaillance. Les grands de toutes les tribus nous fréquentent et choisissent parmi nous les oncles maternels pour leurs enfants.»
Si Laghouat n'est pas, à proprement parler, une ville touristique, elle n'en est pas moins une belle cité d'une tradition culturelle séculaire. En témoignent ses poètes dont les plus grands sont Abdallah Ben Kerriou et Cheikh Brahim, l'auteur du célèbre poème la Dépêche, ses artistes comme le chanteur Rey Malek ou l'artisan-luthier Si Mabrouk Djoudi. Les jeunes et moins jeunes amoureux de l'art et de la culture essaient, tant bien que mal, de perpétuer les traditions dans la rue des Artisans et dans le complexe culturel Abdallah-Ben-Kerriou, un joyau architectural qui fait la fierté des Laghouatis avec ses trois portes encore debout, son Djenen-El-Beylik (le jardin public), sa médersa, son musée. Laghouat, ce sont aussi les nombreuses richesses archéologiques et scientifiques qui l'entourent comme le cratère d'impact météorique de Madna, l'un des plus grands au monde, situé à cent vingt kilomètres au sud-est de la ville, les dessins rupestres d'El-Ghicha dont l'un, l'éléphanteau et sa mère, est devenu l'un des symboles de l'Unesco, Aïn-Madhi, la ville sainte de la confrérie tidjania, Tadjmout et son barrage inféroflux, Kourdane et sa princesse des sables. Laghouat, la capitale de la wilaya (département) la plus riche du pays, - le poumon financier de l'Algérie, - gaz de Hassi-R'mel oblige - est entrée dans la modernité sans perdre de son âme. «Nous sommes de Laghouat», affirment-ils, paraphrasant Abdallah Ben Kerriou, leur poète-culte. Façon de dire, à leur manière, nous ne changerons pas !...

Différents sites sur Laghouat ont servi aussi à ce qui précède





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